Awa – Créatrice du foulard

Amy Diack – Illustratrice
5 septembre 2022
Ousmane Sow – Sculpteur
5 septembre 2022

Biographie

Si la tenue vestimentaire des femmes est un élément important de la culture sénégalaise, le moussor, c’est-à-dire le foulard, est le véritable accessoire voire un indispensable dans une garde robe féminine.

Ce bout de tissu fait partie de l'identité culturelle africaine, un vrai patrimoine : "Moussoro" au Mali, "Gele" au Nigéria, , "fichu", "Maré de têt" dans les îles, "Duku" au Malawi et au Ghana, "Dhuku" au Zimbabwe, "Tukwi" au Botswana, "Gele" chez les Yorouba, "Ichafu" chez les Ibo, "Kouna Diala" chez les Bambara (le bandeau qui serre la tête), "Tabla" chez les Fon au Bénin, "Gnoubouholo" chez les Senoufo, "K’sa" chez les Touareg.

Le port du foulard tire ses racines de l'époque précoloniale et selon les pays et les ethnies, le port du foulard revêtait une signification particulière. Le sociologue Faco Diarra explique qu'au Mali le foulard était perçu comme un moyen de protection divine. Porter le foulard est également une pratique commune dans plusieurs cultures pendant de grandes cérémonies telles que les mariages, étant donné que cet accessoire est considéré comme un attribut de la féminité.

Historiquement, chez les peuples Yoruba d’Afrique de l’Ouest (Nigéria, Bénin, Togo, Ghana), il y existait plusieurs types de foulards dont l’attaché indiquait la situation sociale de celle qui le portait. Par exemple, si le bout du foulard pointait du côté droit, cela signifiait que la femme était mariée et si la pointe du foulard est du côté gauche, la femme était un cœur à prendre et pouvait être courtisée.

Œuvres d'Awa

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